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10. Les Limites Du Monde

Je t'écris de mon lit d'hôpital,
Je me remets doucement,
De mon accident,
Transformer ma chambre en cargot,



En pique-nique dingue,
Les fêtes de l'automne...
Du tonnerre,
Une tabagie dans les couloirs,
Et les petites infirmières,



Et les petits plats, hum...
tu n'y croirais pas,
Et dès que je pourrai marcher,
J'irai à la fenêtre,
Prendre les premiers rayons du printemps,



Mon vieux copain j'ai essayé d'imaginer,
A quoi pouvait ressembler
cette ville il y a mille ans,
Avant les périphériques
les publicités et tout ça,
C'était surement très bien,



J'imagine qu'il y avait des champs
et du vent et des étoiles,
Je me réjouis de te revoir de te parler,
De faire bouger ce vrai pantin de bois,
Depuis quelques semaines les peupliers
se répandent dans la cour,


Du sommeil il m'en faut pas plus,
Dès que je pourrai marcher
nous serons loin,
Le désert siberien où tu voudras,
Et je laisse la ville et ses rumeurs
au milieu du lit défait de tout ce blanc,
Je t'attends pour de bon mon vieux copain.



Je meurs des choses pour lesquelles
je n'ai pas su mourir,
Je meurs des choses pour lesquelles
je n'ai pas su mourir,
Je sais bien que la terre est ronde,
Je sais bien que la terre est ronde,
So long mon vieux copain,
So long mon vieux copain.
 
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